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Comprendre le cycle de la vigne :
Pourquoi les bourgeons poussent…
Et pourquoi les feuilles tombent…

Pour comprendre le cycle de la vigne il faut connaitre la circulation de la sève :

Les végétaux possèdent une “double circulation” : Celle de la sève brute et celle de la sève élaborée.

  • La circulation de la sève brute est assurée, de bas en haut, par un premier réseau de distribution, de l’extrémité des racines vers les feuilles. Celle-ci est composée d’eau et de minéraux puisés dans le sol.
  • Un deuxième réseau, celui de la sève élaborée, circulant de haut en bas assure à toutes les cellules un apport principalement constitué des glucides synthétisés au niveau des feuilles grâce à la photosynthèse.

Ces deux systèmes circulatoires ne sont pas indépendants. Des échanges d’eau et de molécules se produisent tout le long du circuit conducteur, car les deux types de vaisseaux sont voisins.

La sève brute est conduite dans des tuyaux aux origines et aux formes surprenantes. Ces tubes sont en fait le squelette de cellules mortes, aux parois épaissies par une accumulation irrégulière de lignine, un polymère hydrophobe et résistant. Le diamètre de ces tubulures est extrêmement fin (10 µm environ), et leur extrémité est très effilée. C’est là une condition indispensable à leur efficacité car elle permet de conserver une pression de bas en haut.

La sève élaborée enrichie en sucres et molécules azotées circule quant à elle à l’intérieur d’un tissu spécialisé constitué de cellules vivantes. Ce tissu se charge, dans les feuilles, des produits de la photosynthèse et assure ainsi la distribution des nutriments et des différentes hormones végétales dans tout l’organisme de la plante. La paroi de ces cellules conductrices est perforée, constituant ce que l’on appelle des tubes criblés au travers desquels la sève est distribuée.

Au printemps, La « poussée racinaire »

La vigne recommence à puiser de l’eau chargée de nutriments minéraux, dans le sol par ses racines. Cet apport de nutriments provoque une mise sous pression des vaisseaux des racines, pression qui se propage vers le haut et qui est à l’origine du phénomène communément appelé la  » montée de sève  » : La sève exsude, on parle de « pleurs » lors de la taille…

Les ébauches foliaires formées au printemps précédent ont passé l’hiver en « dormance » à l’abri dans les bourgeons, protégées du gel par les écailles. Mais c’est aussi grâce au froid que ces mêmes écailles vont éclater, permettant grâce à la poussée de la sève l’apparition des feuilles.

C’est alors qu’un deuxième phénomène se conjugue au premier pour assurer l’ascension de la sève:

En permanence, de l’eau sort de la plante par une transpiration foliaire du fait du rayonnement solaire qui favorise le passage de l’état liquide à l’état gazeux. Ce qui crée une différence de “potentiel hydrique” entre le sol et les feuilles. On obtient donc, dans les tissus végétaux, un ensemble de microscopiques colonnes ascendantes d’eau continues de la racine à la feuille.

Lorsque la sève brute arrive dans les feuilles, elle sort des vaisseaux, traverse les cellules vivantes et se répartit dans l’épaisseur de ces organes, ce qui permet l’alimentation des cellules foliaires en éléments minéraux. .

L’apport de la photosynthèse :

La photosynthèse permet la transformation de la sève brute en sève élaborée. Durant le jour, grâce à l’énergie solaire, la chlorophylle des feuilles piège le CO2 présent dans l’air. Les feuilles vont capturer le carbone et rejeter l’oxygène, enrichissant la sève principalement en sucres. La sève élaborée va permettre ainsi la croissance de la vigne jusqu’à l’automne.

Tous les produits de la photosynthèse ne sont pas directement utilisés. S’ils sont fabriqués en quantité suffisantes, ils sont stockés dans les tissus de réserve de la vigne. Ce stock permettra la suivie durant la période hivernale et le démarrage au printemps.

A l’automne, les signaux environnementaux (température et photopériode) déclenchent une série d’évènements aboutissant à la chute des feuilles : sous l’action des basses températures, la chlorophylle et certaines protéines sont dégradées ce qui permet de recycler le carbone et l’azote de ces molécules sous forme de réserves de nutriments transférés au reste du cep. La dégradation de la chlorophylle dévoile une palette de pigments à base de carotènes (orange), d’anthocyanines (pourpre), et de xantophylles (jaune) qui donne à l’automne ses si jolies couleurs …Puis une zone d’abscission se forme à la base des feuilles, qui tombent sous l’effet de leur poids et du vent interrompant alors la photosynthèse.

Des enzymes et hormones végétales règlent ces processus.

Contrairement aux animaux, tous les végétaux chlorophylliens produisent eux mêmes leurs éléments nutritifs à partir du CO2, de l’eau et de l’énergie des photons solaires. Les atomes que les végétaux doivent impérativement trouver dans leur environnement en grande quantité sont :

  • le carbone, fourni par l’atmosphère sous forme de CO2
  • l’oxygène, fourni encore une fois par le CO2, mais aussi par l’eau
  • L’hydrogène, l’azote, le soufre, le phosphore, le calcium, le magnésium, le potassium et d’autres minéraux prélevés dans le sol….

La particularité de chaque sol et du climat va alors transmettre à la vigne et à ses raisins ce qu’on appelle « L’effet Terroir »… si apprécié dans le vin…

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